Introduction

Depuis des millions d’années, l’humanité a survécu grâce à l’intelligence de la nature, dont une des manifestations les plus remarquables est la naissance d’un enfant. C’est la capacité des femmes de mettre au monde leur bébé et de le nourrir qui a permis la survie de l’humanité jusqu’à nos jours.

Or, depuis une centaine d’années, parallèlement aux progrès de l’obstétrique et des conditions de vie, on a assisté – du moins dans les pays industrialisés -  à une médicalisation de l’accouchement qui n’est pas sans avoir eu des répercussions négatives sur de nombreuses femmes et sur leurs bébés.

Au Québec, selon les individus et les groupes, « humanisation de la naissance » veut dire « accouchement naturel », ou bien « accouchement centré sur les besoins de la famille », ou encore « réponse aux besoins des femmes » ou encore « respect de ses droits ». Lorsqu’on le définit par le respect du caractère naturel de l’accouchement, on le met alors en opposition à la médicalisation de l’accouchement. Et lorsqu’on définit l’accouchement comme un événement centré sur la famille, il arrive qu’on oublie en quelque sorte la personne au cœur de l’accouchement, la femme enceinte. Et vice-versa.

On parle depuis près de trente ans au Québec et dans d’autres régions du monde de l’humanisation de la naissance (aussi appelée humanisation de l’accouchement). Des revendications ont été formulées dans le cadre de plusieurs forums, des organismes ont émis des lignes directrices en ce sens et la Politique de périnatalité (2008) souligne l’importance de respecter le processus physiologique de la naissance ainsi que les besoins des femmes, leur autonomie et leurs choix. Par ailleurs, les milieux obstétricaux se sont aussi appropriés le terme d’humanisation, parlant par exemple d’humanisation des soins, en incorporant différentes facettes dans leur mission ou leur philosophie.

De plus, il y a vingt ou trente ans, très peu d’études avaient été publiées sur la médicalisation de l’accouchement et ses effets. La recherche scientifique confirme maintenant de plus en plus ce dont des femmes et certains professionnels de la santé avaient eu l’intuition, c’est-à-dire que de nombreuses pratiques qui se sont développées dans les hôpitaux autour de l’accouchement (par exemple l’épisiotomie) non seulement n’ont pas les effets bénéfiques que l’on escomptait, mais peuvent nuire au déroulement de l’accouchement sinon à la santé de la mère ou de son bébé. La recherche montre aussi, de plus en plus, les effets bénéfiques des pratiques alternatives telles la présence d’une accompagnante (doula) pendant l’accouchement ou le contact peau-à-peau entre la mère et son bébé dès la naissance de ce dernier.

Comme chercheuse en périnatalité, je souhaite que mon site vous aide, vous, femme enceinte, votre compagnon, ou une proche, à vous renseigner adéquatement sur cet événement si important qu’est la mise au monde d’un enfant. Je souhaite également que vous y trouviez réponse à vos questions, dans les articles, récits et ressources mis à votre disposition, en particulier si vous avez eu un bébé par césarienne, et si vous vous interrogez sur la possibilité d’avoir un accouchement vaginal après une césarienne (AVAC).

Et si vous êtes un(e)  professionnel(le) de la santé, je pense que ce site pourra vous aider à tenir vos connaissances à jour touchant l’AVAC et d’autres sujets reliés à l’accouchement, de manière à faciliter l’aide que vous apportez à votre clientèle.

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Hélène Vadeboncoeur
 
Ce site web a pour objectif de compléter l’information fournie dans le livre Une autre césarienne ou un AVAC ? S’informer pour mieux décider. Il vise d’abord à fournir des renseignements provenant d’études scientifiques récentes, afin que les femmes et les couples puissent faire des choix éclairés à propos de la naissance de leur enfant. Les renseignements offerts sur de ce site ne constituent pas un avis médical.